La conscience humaine a la gangrène et ça empeste
Elle est malade, ils ont tout intérêt à ce qu’elle le reste
Un océan de vide une culture du néant
Des cerveaux ramollis des yeux rivés sur des écrans
Hallucinant comme la machine est bien conçue
Elle injecte son poison en flots ininterrompus
Infos contradictoires tout se mélange tout est noyé
Une page de pub et puis on zappe c’est vite oublié
On a le choix entre renoncer à être un homme
Ou se laisser aliéner et leur servir de bête de somme
Et qui me traite de fou d’illuminé de parano
Nourrit cette conscience malade et refoule son ego
Car dès le plus jeune age on nous fait manger l’immangeable
Ne pas cracher dans la soupe est impensable
Putain d’époque voilà tout ce qui me reste au fond
Je verse une goutte de miel dans un litre de plomb

Quand les médias sont dans les mains des grands patrons
Quand ils contrôlent ouvertement l’information
Quand ces messieurs Boloré Rothschild
Pinault Dassault Lagardère et Bouygues se disputent les parts du gâteau
Mais qu’est ce tu veux qu’ça donne à qui tu veux qu’ça profite
Quelles idées crois-tu qu’ils vont passer dans leurs gros titres
La vérité sort de la bouche des marchands d’armes
Le Monde l’Humanité versent leurs dernières larmes
Et c’est comme ça qu’ils nous maintiennent en laisse
Tous avachis tous en position de faiblesse
Peur qu’on ne se redresse et qu’on mette nos poings en grève
Peur que la masse informe ne prenne corps et se soulève
Tu peux toujours causer t’insurger contre l’outrance
C’est eux qui mènent le jeu ça pèse si peu dans la balance
Voilà ce qu’elle cache leur liberté d’expression
Je verse une goutte de miel dans un litre de plomb

Dans ce contexte…

J’ai la colère triste et amère pas pessimiste
Les cyniques me saoulent, je déteste les défaitistes
Pour moi il est hors de question de jeter l’éponge
J’arrive pas à m’y résoudre ça me tue quand j’y songe
Alors je m’obstine sans courber la mine
Ecrire sans relâche sans fléchir contre la machine
Comme un besoin vital de répondre de laver l’affront
Ecrire sans aucune retenue ni concession
Avec ma condition ouvrière mon odeur épicée
Le feu dans les yeux le verbe aiguisé
Contre la bêtise et l’hypocrisie
Contre l’injustice primitive de leur idéologie
Pour qui nous ont-ils pris mais dis-moi qu’est ce qu’ils croyaient
Qu’ils pourraient si facilement nous broyer
C’est en sous-sol que se distille la rébellion
Qu’on verse nos gouttes de miel dans leur litre de plomb
Chaque 30 secondes chrono pour éjecter une pièce qu’il faut
Couper, séparer, jeter, poser dans le chariot
Et ouais, la nuit, le jour, ici c’est ça le boulot
Couper, séparer, jeter, c’est ça le boulot
Couper, séparer, jeter, toute sa vie