Dis moi à quoi ça sert vraiment
D’avoir la foi éperdument
J’en perds mes mots, serre les dents
Quand je pense comme c’est percutant
On perd du temps, espère du vent
On se positionne à tort alors que la vérité crève l’écran
Ding dong, à la question d’où vient-on ?
Je réponds Bing Bang, évolution,
tous des frères de King Kong
Quiconque prétendrait le contraire serait fou
Tous des mammifères, mon frère, dotés de raison
c’est tout

Ni dieu ni maître

Dehors t’inquiète c’est calculé,
Je vois pas en quoi prier l’immaculé
Pourrait apporter à part nous faire reculer
Nous basculer dans je ne sais quoi,
se mettre à fabuler
Ne plus miser sur soi mais croire en dieu et l’aduler
Les derniers seront les premiers
c’est comme ça qu’ils nous font danser
Quand vous serez morts
je vous jure vous serez récompensés
Mais dieu qu’est qu’on en sait,
rien qui peut compenser
Le fait qu’il faut toujours croire sans voir et s’en
contenter
Donc en condensé, restons sensés
Pas question d’encenser l’insensé

Ni dieu ni maître

Mais ça me fait délirer, les bouches sont déliées
Les consciences éveillées devant l’affaire Templiers
Mais c’est par milliers que les religions en ont tué
Des gens qui avaient confiance en leurs croyances
sans s’en méfier
Prêtre, Imam, Rabin, Gourou
Où est la différence c’est la même influence
Je prône la résistance, garde mes distances
et me dispense
De tout endoctrinement qui voudrait diriger
mon existence
La religion n’est autre que l’oeuvre de l’homme
Un instrument des riches pour asservir
le peuple en somme

Ni dieu ni maître

Les dirigeants religieux ressemblent tous à des rois
Facile de prêcher la foi quand on pète dans la soie
Nous, c’est les dettes en fin de mois,
la diète en fin de droits
Et ils se permettent de juger nos actes,
mais enfin quoi !
Qui ils sont d’abord, ces vieux cons
de dealers d’opinion
Pour nous faire la leçon, dire ce qui est bon
du haut de leurs millions
Une puissance politique qui sait placer ses pions
Aux visées prolifiques, leurs dires
je m’en torche le fion
Qu’ils aillent tous se faire mettre, ni dieu ni maître
Ils m’ont berné au berceau,
je ne veux plus de barreaux à ma fenêtre

Ni dieu ni maître