Compte bancaire à découvert, salaire dérisoire
Constamment dans le rouge ici on travaille pour la gloire
Le peu d’argent qu’on gagne est bouffé par les crédits
A peine ta paye arrive que déjà t’as le trois quart qu’est saisi
Je vais retirer du cash comme je joue au loto
Je tente ma chance et si ça marche pour vingt euros je suis fin heureux
Toujours les poches vides, c’est pas pour nous que les vitrines brillent
Nous on est juste voués à avoir envie et partir en vrille
Etre sans sou ça rend fou une véritable obsession
Plus que ça en tête tu gamberges, cherches une solution
Prise de décision entre le marteau et l’enclume
Ta conscience te fait défaut, laisse ton cerveau dans la brume

Du fric,
De la maille,
Et ouais la tune,
Besoin d’oseille

Faut que ça rentre c’est tout ce qui compte, une seule et triste ambition
Bordel, faut qu’on s’en sorte à n’importe quelles conditions
C’est ce qui nous pousse à accepter ce qu’on ne devrait pas
A oublier qu’en temps normal on ne le ferait pas
C’est grave comme on met de côté notre fierté pour du pognon
Regarde à quoi on est réduit comme on se rabaisse devant nos patrons
Tellement peur du chomdu, qu’on se laisse marcher dessus
Du coup, nous, au taf, on mouche pas, on se prostitue
On est en manque et c’est la cause de tous nos maux
Il nous faut notre dose à nous aussi, c’est pas nouveau
Te méprends pas, on ne veut que notre dû, on ne demande pas l’aumône
Pour enfin vivre décemment et faire plaisir à nos mômes

Du fric,
De la maille,
Et ouais la tune,
Besoin d’oseille

Et ouais, je parle de pèse c’est tendu, j’entends de là les réfractaires
Me dire que je suis tombé bien bas que j’exagère
Propos trop terre à terre, à leurs yeux y a pas que ça qui compte
Ca manque de poésie dans mes écrits, ils trouvent ça vulgaire
Moi je me méfie de ceux que ça gène, pas clairs avec leur blé
Les mêmes pour qui c’est tabou d’en parler
De suite sont mal à l’aise, pleins de mystères dans leurs affaires
Soit ils gagnent trop, soit c’est malhonnête et souvent ça va de pair
Pendant ce temps là, nous on se partage des bouts de misère
De petits boulots en petits boulots l’avenir pour nous reste précaire
Tous résignés, déçus, fatigués, Les vieux te diront que chez nous on perd sa vie à la gagner
Alors